Publié dans 14-15-16/20, Maud Mayeras, Roman noir, thriller

Reflex – Maud Mayeras

reflex

Auteur : Maud Mayeras
Titre : Reflex
Date : 2013
Pages : 364
Éditions : Anne Carrière

Résumé

Iris Baudry est photographe de l’identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Mais une nouvelle affaire va la ramener au coeur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d’écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu’Iris croyait éteint va s’enflammer à nouveau dans l’objectif de son reflex.

Mon avis

D’abord, je trouve que le résumé ne rend pas justice à l’histoire. Je pensais que le personnage principal mènerait une enquête grâce à son travail de photographe et qu’elle allait découvrir des détails sur son enquête grâce à ses photographies, d’où le titre Reflex. Pas du tout. On voit le personnage principal prendre des photographies sur les cinq premières pages, après c’est terminé.

Il s’agit plutôt de deux histoires. La première, celle d’une jeune femme, Iris Baudry, qui vivait avec sa mère plutôt stricte même après la naissance de son fils Swan dans une petite ville industrielle. La jeune femme perd son fils, kidnappé puis tué par un criminel qui a pour habitude de dépecer ses victimes. Cette jeune femme n’aime pas sa mère – elle la soupçonne d’avoir tué son mari malade – elle n’aime pas sa ville non plus, et fait le difficile deuil de son fils. Cette rupture avec son passé se brise le jour où elle doit retourner dans cette petite ville. L’eau a coulé sous les ponts. Sa mère est désormais dans une maison pour personnes âgées voire séniles car cela fait longtemps qu’elle a perdu la raison. Les habitants vivent dans la peur du tueur qui rôde toujours. La maison de sa mère n’a pas changé, les souvenirs douloureux jaillissent à nouveau. Seule la voisine de sa mère, Jackie, est la personne référente pour Iris à l’équilibre psychologique fragilisé.

La deuxième est celle de la généalogie du tueur en série, qu’on apprend à connaître au fur et à mesure des chapitres insérés dans la première histoire. La généalogie du tueur remonte à 1920 avec l’histoire du viol de sa grand-mère, puis la vie très difficile de sa mère, puis sa vie lui-même qui n’est pas simple non plus. C’est vers la fin du livre qu’on apprend qui est vraiment le tueur et que le lien avec la première histoire peut se faire. Ce n’est qu’à partir de ce moment que l’histoire devient vraiment très prenante et c’est bien dommage d’avoir attendu 250 pages!!

Je peux comprendre que certains ont été happés par la façon dont Maud Mayeras nous manipule mais j’avoue franchement que je ne sais toujours pas s’il s’agit d’un chef-d’oeuvre du genre ou d’un navet. Je vais bientôt lire Lux, un autre ouvrage de l’auteure et j’ai hâte de voir définitivement si j’aime ou pas son style.

– Spoiler alert –

Je ne sais pas ce que vous avez pensé des dénouements, j’aimerais bien avoir votre avis. Personnellement, j’ai trouvé ça un peu gros, le coup du méchant transgenre qu’on ne pouvait donc pas soupçonner, mi-ogre, mi-Mrs Doubtfire ! De plus, apprendre que le personnage principal est aussi « un méchant », que le père qu’on croyait gentil est aussi « un méchant », que les morts ne sont pas morts mais sont morts quand même, je trouve cela un peu facile, ou brillant car il fallait y penser. Je ne sais vraiment pas quoi en penser…

Les +

  • Les 100 dernières pages, je n’ai pas pu lâcher le bouquin!
  • L’ambiance de la petite ville où les secrets du passé ressortent peu à peu.
  • Le(s) méchant(s) aux personnalités complexes.
  • Malgré tout, les dénouements restent assez inattendus, je comprends pourquoi certains ont pris une grosse claque!

Les –

  • 150 premières pages peu prenantes, c’est déjà bien dommage.
  • Le faible rapport avec la photographie.
  • Le(s) dénouement(s) qu’on peut trouver un peu gros ou faciles, au choix.

En bref

Une lecture en demi-teinte car je n’ai pas accroché au début mais les 50 dernières pages sont très prenantes. Une bonne surprise.

Ma note

15/20 

 

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Auteur :

Enseignante et curieuse culturelle.

Un commentaire sur « Reflex – Maud Mayeras »

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