Publié dans 17-18-19/20, Années 2010, Nicolas Beuglet, thriller

Le Cri – Nicolas Beuglet

le cri

Fiche d’identité

  • Titre : Le Cri
  • Auteur : Nicolas Beuglet
  • Date : 2016
  • Maison d’éditions : XO Editions
  • Genre : Thriller, policier

Résumé

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…
Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

Mon avis

Je vous préviens je pense que ça va être long. Je pense que c’est bon signe car c’est le signe que l’ouvrage ne me laisse pas indifférente.

D’abord, j’ai refermé le livre avec le sourire aux lèvres et avec le sentiment d’avoir adoré! Je l’ai lu en deux jours et je ne me suis pas ennuyée, c’est déjà un très bon point.

J’ai été captivée dès les premières pages car l’auteur arrive à nous embarquer dans l’histoire avec une facilité impressionnante. D’ailleurs, tout au long de la lecture j’étais très étonnée d’arriver à visualiser aussi bien les actions et les descriptions. Je me disais que l’auteur devait être très doué pour que j’arrive ainsi à me faire le film dans la tête. Lisez la première page du livre et vous me direz si ça vous le fait, à vous aussi. Lorsque j’ai fini le bouquin, j’ai vu que Nicolas Beuglet était scénariste de métier et j’ai alors compris d’où lui venait cette faculté à nous donner à voir le récit.

D’ailleurs, je trouve que l’oeuvre dans son ensemble conviendrait parfaitement au grand écran. J’ai l’impression d’avoir lu un formidable scénario de film à la hollywoodienne entre Da Vinci Code et Taken. Et je ne sais pas encore si c’est une qualité ou un défaut. Qu’en pensez-vous ?

Dans cet hôpital psychiatrique d’Oslo en Norvège, un patient appelé 488 est mort.

« Trois cicatrices de la taille d’un demi-doigt chacune mutilaient le front exsangue de la victime. (…) Mises bout à bout, ces trois marques formaient l’inscription 488 » Page 37.

Les employés de l’hôpital disent qu’il s’est suicidé en s’étranglant fermement (dans la même position que le tableau de Munch). Il était connu pour son cri effroyable digne d’un être qui n’a rien d’humain et dessinait partout dans sa cellule d’étranges formes (poisson, arbre, feu, poisson, arbre, feu à l’infini…).

L’inspectrice Sarah Geringen veut connaître la vérité car elle sent que le personnel lui ment. De plus, il ne s’est pas suicidé, le médecin légiste est formel. Il est mort de peur… Une terreur telle que son cœur n’a pas résisté. Qu’a-t-il vu pour en mourir ? Pourquoi avait-il gravé 488 sur son front ? Quels sont les sens de ses dessins ? Pourquoi lui injectait-on une drogue interdite à la vente depuis les années 1970 ?

En effet, depuis 1979, les médecins lui injectaient un psychotrope interdit à la vente. Le fournisseur, un laboratoire français, continue de fournir l’hôpital. Un représentant du laboratoire français vient même lui rendre visite, la dernière avant sa mort. Une semaine plus tard, le-dit représentant meurt avec sa femme dans un fâcheux accident de la route. De quoi semer le doute dans cette histoire qui semble banale.

Pour répondre à ces questions, nous suivons Sarah dans son enquête en Norvège, en France, en Angleterre, au milieu de l’Atlantique et même jusqu’au cœur des États-Unis.
Sur le chemin de son enquête, elle rencontre Christopher, le frère du représentant Français mort dans l’accident de la route. Il veut lui aussi trouver la vérité sur la mort de son frère car depuis lors, Christopher a la garde de son neveu, Simon. Tous les deux, ils vont défier le temps pour résoudre l’enquête au plus vite car beaucoup de personnes ont des choses à cacher.

J’ai adoré la couverture qui est tout simplement magnifique et mystérieuse. Malheureusement, on n’est dans cet univers seulement sur les premières 100 pages, ce qui est vraiment dommage. En 500 pages, les personnages principaux doivent parcourir quelques 50 000 kilomètres en avion !

Puis, en y réfléchissant un peu plus, je trouve que certains passages sont ratés. Ne continuez pas votre lecture si vous souhaitez lire le livre.

Spoiler alert

Un passage a été particulièrement raté pour moi. C’est au milieu de l’histoire et le début de l’intensification de l’intrigue. Christopher se rend en vitesse chez ses parents car il apprend que son père est sûrement l’homme au cœur du projet 488, je passe sur la facilité scénaristique mais bon… Seulement, les « méchants » arrivent chez ses parents avant lui et prennent en otage le père, la mère, le petit-fils et Christopher lui-même. On se dit que l’enquêtrice Sarah, à quelques kilomètres de là et au courant de la situation, va arriver. Mais non, la mère de Christopher est tuée, le père se suicide en ne voulant rien avouer et son neveu dont il a la garde est kidnappé. Il doit maintenant résoudre l’énigme 488 en 72h, sinon son neveu sera tué. Ensuite, Christopher ne semble pas très atteint et continue son enquête comme si de rien n’était… Sarah arrive deux heures après comme une fleur… Mais qu’est-ce qu’elle foutait pendant ce temps ?!!!


Malgré certains passages un peu faciles, je suis restée bouche bée devant pas mal d’explications, qui personnellement m’ont conquises car je ne suis pas une grande connaisseuse en sciences. J’ai lu que certaines explications étaient aléatoires, mais j’ai bien envie d’y croire quand même.

Les +

  • la magnifique couverture
  • l’ambiance faisant penser à The Killing, Shutter Island, Da Vinci Code, Taken…
  • le sujet de fond qui est passionnant : la religion, la peur, la mort, la vie éternelle ;
  • un vrai page-turner

Les –

  • Le livre me fait penser à beaucoup d’autres œuvres (The Killing, Taken, Da Vinci Code, Shutter Island) du coup on peut se demander où est son originalité ?
  • L’univers de l’hôpital psychiatrique peu présent
  • Certains loupés dans l’intrigue selon moi

En bref

Une très bonne lecture, un coup de cœur cinématographique mais pas littéraire.

Ma note

18/20

(après une longue réflexion)

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Auteur :

Enseignante et curieuse culturelle.

2 commentaires sur « Le Cri – Nicolas Beuglet »

  1. Une critique très dense, à l’image de ce livre! Tu résumes bien l’intrigue qui a l’air très dense elle aussi et donc difficile à résumer, chapeau! On sent effectivement que tu as beaucoup réfléchi pour ta note mais que finalement, le positif l’a emporté. On est pas passé loin du coup de coeur mais les quelques passages que tu présentes comme ratés et l’intrigue XXL étaient sans doute un peu de trop… Ce livre m’a l’air d’être un mélange d’influences assez savoureux mais aussi assez bordélique qui a eu l’air de sacrément t’accrocher quand même! En tout cas continue tes critiques, elles sont écrites avec le coeur mais aussi objectives et structurées. Bravo pour ton travail.

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  2. Pour faire un petit commentaire vite fait moi je n’avais pas trop envie de le lire, le résumé me tentait pas trop ça faisait comme tu le dis shinning et pour être honnête je n’ai pas du tout aimé ce livre, je n’aime pas Stephen king. Bref, je dois dire que finalement ça a été plutôt une bonne surprise et c’est vrai que ça fait très cinématographique mais j’ai trouvé la première partie géniale, on avait envie d’en savoir plus. Par contre trop long à mon goût à la fin je commençais à me lasser et à vouloir que ça se termine. Ce livre m’a un peu fait penser dans le style et non l’histoire à la chimiste de Stéphenie Meyer et j’avais bien aimé. Si je devais le noter je serai un peu moins généreuse que toi je mettrai 16 ou 17!!

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