Publié dans 11-12-13/20, 2017, Arlene Heyman, contemporain, romance

Tard dans la vie l’amour – Arlene Heyman

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  • Titre: Tard dans la vie l’amour (Scary Old Sex)
  • Auteure: Arlene Heyman
  • Date: 2017
  • Pages: 262
  • Genre: Nouvelles, Contemporain
  • Maison d’éditions: Christian Bourgeois Éditeur

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Dans ce premier recueil haletant, Arlene Heyman, psychiatre et psychanalyste new-yorkaise, brise les tabous, décrivant ce qui se passe réellement dans l’esprit des gens, dans leur lit et leur relation avec autrui. Cru, tendre et drôle, sincère et parfois choquant, Tard dans la vie, l’amour est une exploration féroce du chaos et de la beauté de la vie. Une femme se plie à certains rites sexuels avec son second mari, tout en partageant son lit avec les fantômes de son passé amoureux. Une superbe étudiante des Beaux-Arts s’embarque dans une liaison avec un artiste marié très connu, beaucoup plus âgé qu’elle. Une femme mûre est confrontée au déclin de sa mère, autrefois séduisante et encore autoritaire ; leur relation tendue provoque des sentiments à la fois humiliants et bouleversants. Un homme découvre que son père est mort dans les bras de sa maîtresse et se demande ce qu’il doit faire du corps. Un garçon en cours de maths fantasme sur les seins d’une camarade et s’inquiète pour son père hospitalisé, tandis que les tours jumelles s’écroulent sous ses yeux…

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Je tiens tout d’abord à remercier Babelio et Christian Bourgeois Éditeur pour m’avoir permis de recevoir ce livre lors de la Masse Critique du mois dernier.

Je vais être assez honnête et vous dire que ce recueil de nouvelles me laisse une étrange impression. Je suis tiraillée entre la surprise et la claque procurées par certaines nouvelles et la déception laissée par les autres. De plus, je suis assez perplexe sur l’ensemble, le dessein de l’auteure et le pacte avec le lecteur difficile à déchiffrer. Je m’en explique.

Le titre original « Scary Old Sex » convient davantage à l’ensemble de ces nouvelles. En effet, le thème principal est la sexualité des adultes d’âge mûr dans une large fourchette allant de 50 à 99 ans, d’où le terme « old sex ». Il ne s’agit pas d’un simple étalage de soucis en dessous de la ceinture mais plutôt d’une étude des questions liées autour du vieillissement, de la maladie, de la mort et du rapport à l’intimité physique et sexuelle propre aux individus surtout dans le prisme du malsain et de l’immoral, d’où le terme « scary ». Le titre français nous traduit « sex » par « amour » et sur la 4e de couverture nous pouvons lire une citation du New York Times « Un bonheur qui émane directement de chaque page ». Alors là, je ne suis pas du tout d’accord. « Amour » et « bonheur » alors que les nouvelles mentionnent tout l’inverse? Il y a peu d’amour et peu de bonheur, au contraire, dans ces nouvelles. Parfois, nous ressentons une forme d’apaisement et de salut qui découlent toutefois de douleurs vives et angoissantes.  Je ne vais pas me plaindre, j’aime les romans noirs donc je suis heureuse d’avoir pu lire des histoires malsaines. Cependant, les lecteurs n’en sont que très peu avertis.

Je n’ai pas vraiment compris si l’auteure s’est réellement inspirée de la vie de ses patients ou bien si elle a inventé l’ensemble car il n’est jamais mention de séances de psychanalyses dans les nouvelles. Les 7 nouvelles nous racontent des vies très différentes pourtant toutes sont liées à la judéité très présente, tous les personnages sont plutôt aisés ou célèbres, vivent au sein d’un couple hétérosexuel et dans un schéma familial classique. Cela m’a un peu dérangé car c’est dommage de vouloir traiter d’un thème universel sans montrer une multitude de trajectoires convergeant ou pas dans le même sens. Cela ne m’aurait pas dérangé si l’on ne mentionnait pas le fait que l’auteure est psychiatre et qu’elle dépeint ainsi l’esprit de l’être humain dans sa globalité.

Puis, j’ai trouvé les nouvelles très irrégulières en terme de qualité. La première « Les amours de sa vie » est géniale, elle ne fait que 26 pages et pourtant la chute est d’une noirceur sans nom. J’aurais terriblement aimé lire un livre de 200 pages sur cette histoire-là. Les autres m’ont touchées, parfois ci et là, mais n’ont pas eu le même impact que la première. J’ai tout de même apprécié « Séjour aux Happy Isles » et « L’artefact ». Je me suis plutôt ennuyée sur les 4 autres nouvelles mais espérant tout de même revivre la même sensation que le début du recueil.

Ainsi faut-il prendre ce recueil avec ces défauts, et savoir tirer les petites pépites qui s’y cachent.

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  • Une première nouvelle à la chute incroyable, une énorme claque!
  • Des scènes très noires, révélatrices de la condition humaine.
  • Lecture rapide et plaisante.
  • Des nouvelles courtes et originales.

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  • Le titre original correspond mieux au sujet.
  • La phrase du New York Times sur la 4e de couverture.
  • Une couverture peu aguicheuse.
  • Qualité aléatoire des nouvelles.
  • Des thèmes récurrents qui nous font douter de la vraisemblance des nouvelles.

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Des nouvelles irrégulières en terme de qualité qui nous en apprennent néanmoins un peu plus sur la complexité de l’esprit des êtres humains.  Si vous aimez les romans noirs, vous allez aimer. Cependant, si vous avez du mal avec les scènes de sexe et le pipi/caca, passez votre chemin.

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12/20

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Auteur :

Enseignante et curieuse culturelle.

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