11-12-13/20, Années 2010, contemporain, Harold Cobert

Harold Cobert – Un Hiver avec Baudelaire

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  • Titre: Un Hiver avec Baudelaire
  • Auteur: Harold Cobert
  • Sortie: 2011
  • Pages: 278
  • Genre: Contemporain
  • Maison d’éditions: Le Livre de Poche

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Sa femme l’a mis dehors, son CDD n’est pas prolongé. Philippe est happé dans la spirale infernale et passe de l’autre côté de la barrière sociale : SDF, confronté à la dure loi de la rue, faite de solitude, de honte et de violence.
Jusqu’au jour où il rencontre Baudelaire. Grâce à cet inénarrable compagnon d’infortune, et avec l’aide d’un vendeur de kebab, d’une riche veuve et d’une dame pipi, il réussi à remonter la pente. Et à retourner à une vie normale.
Plongée sans fard dans le quotidien des plus démunis, Un hiver avec Baudelaire, en mêlant romanesque et vérité sociale, poésie et âpreté, rappelle cet équilibre précaire qui régit nos vies.glitter_64ebd2bf87

J’avais découvert Harold Cobert avec La Mésange et l’ogresse. Un véritable coup de coeur pour moi ! Lors du Saint-Maur-en-poche de l’année dernière, l’auteur m’avait alors dédicacé ce livre-ci et m’a invité à continuer la découverte de son oeuvre. Il faut dire que l’auteur est difficile à cerner, passant de Jim Morrisson à la vie des SDF en France jusqu’a Monique Fourniret… Une qualité ou un défaut? Je ne saurais trop dire… Ce livre m’a plu, mais on est bien loin du coup de coeur originel de la Mésange et l’ogresse.

Ici, l’histoire tourne autour d’un homme, Philippe, qui va du jour au lendemain devenir sans domicile fixe. Une véritable descente aux enfers nous est proposée par l’auteur, un destin qui fait froid dans le dos. Le protagoniste principal perd tout en quelques semaines… C’est sur que pour le coup, ça modifie véritablement le regard que l’on pourrait porter sur ces personnes vivants dans la rue. De ce côté-là c’est une vraie réussite, sans doute dans la même veine que No Et moi de Delphine de Vigan.

Après, je n’ai pas forcément accroché avec le personnage principal, Philippe, qui semble bien enclin à accepter son destin. Sa femme, qui le quitte, le met à la porte et l’éloigne de leur fille, et Philippe qui ne bouge pas un cil, et qui accepte son destin avec un fatalisme qui m’a agacé. C’est un personnage énervant, j’ai eu du mal à m’identifier à lui mais je comprends bien qu’il s’agisse d’une réalité pour bons nombres d’êtres humains.

J’ai tout de même aimé la complicité entre l’homme et l’animal qui va se créer au fil de l’histoire et la chaîne de solidarité qui va se mettre en place tout doucement. Je me suis bien rendue compte qu’un petit rien est suffisant pour faire entrer dans la spirale de la reprise en main. Bravo également à l’auteur pour ses recherches sur les centres d’accueil parisiens. On croirait presque un livre sponsorisé par certains… Finalement, un livre plein d’espoir, peut-être un peu trop simple à mon goût…

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13/20

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