17-18-19/20, Daphné Du Maurier, thriller, XXème siècle

Rebecca – Daphné Du Maurier

91R9mEvx49L

glitter_969ecc59e5

  • Titre: Rebecca
  • Auteur: Daphné du Maurier
  • Nombre de pages: 640
  • Genres: Classique, Thriller
  • Parution: 1938 (parution originale) / 2016
  • Maison d’édition: Le Livre de Poche

glitter_2f6db95332

Un manoir majestueux : Manderley. Un an après sa mort, le charme obscur de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?

glitter_64ebd2bf87

Avec Rebecca, je me suis attaquée à un grand classique de la littérature. Je dois même avouer que ce livre me terrifiait tant j’étais convaincue d’être incapable de le lire. Je m’attendais a priori à un roman écrit du début du XXè siècle, dit « à l’eau de rose » et au style gothique un poil suranné. J’ai eu tout faux !

Rebecca nous fait croire à un roman gothique car plusieurs éléments phares de ce style s’y retrouvent. Déjà, le manoir de Manderley. Rien que le mot « Manderley » fait gothique, non? Ensuite, la mer déchaînée, les personnages torturés et le passé qui ne cesse de hanter le présent. À mon avis, il s’agit bien plus d’une parodie de roman gothique pour nous amener subtilement vers un vrai thriller. J’ai aimé le doute qui s’installe pendant la lecture, ce qui fait partie du roman et de l’exploit d’écriture de Daphné du Maurier. Avouez que vous vous attendiez aussi à voir apparaître le fantôme de Rebecca à un moment ou à un autre? Dommage, car ici, c’est bien pire qu’un fantôme qui apparaît à minuit… Le fantôme de Rebecca hante les esprits nuit et jour. Quant au style d’écriture, il est soutenu et subtil sans être écrasant. La fluidité de lecture reste au rendez-vous.

Le gros coup de coeur pour ce roman ce sont les personnages. D’abord, Rebecca. Je ne veux pas trop en dire mais je trouve le personnage très bien écrit. Fascinante, belle et terrifiante. Elle est décédée au moment de la narration et pourtant, elle se trouve derrière chaque page. Ovation pour Daphné du Maurier d’avoir crée un personnage déboulonnant tous les clichés, de surcroît en 1938.

« Il ne m’appartenait pas du tout, il appartenait à Rebecca. Elle était toujours dans la maison, comme Mrs Danvers l’avait dit, elle était dans cette chambre de l’aile ouest, elle était dans la bibliothèque, dans le petit salon, dans la galerie au dessus du hall. Même dans le petit vestiaire où pendait son imperméable. Et dans le jardin, et dans les bois, et dans la maisonnette en pierre sur la plage. Ses pas résonnaient dans le corridor, son parfum traînait dans l’escalier. Les domestiques continuaient à suivre ses ordres, les plats que nous mangions étaient les plats qu’elle aimait. Ses fleurs préférées remplissaient les chambres. Rebecca était toujours Mme de Winter. Je n’avais rien à faire ici. »

Que dire de la narratrice, i.e. la nouvelle épouse… Qu’est-ce que je suis agacée par ce personnage ! Certes, elle est discrète, timide et novice. Mais elle cherche absolument à rester dans l’ombre de Rebecca et j’ai eu envie de la secouer à de nombreuses reprises. Heureusement, elle finit par se reprendre.

Maxim de Winter est le personnage qui est le plus mystérieux, bien plus que Rebecca selon moi. Tantôt gentleman, tantôt froid et distant. Je ne savais pas trop où on allait. Jusqu’au moment dans l’histoire où un twist renverse tout sur son passage et où tous les préjugés tombent un à un… Les personnages secondaires, Mrs Danvers par exemple, sont aussi très bien travaillés.

La vérité livrée à la fin du roman vaut la peine de lire ces 600 pages. Je n’ai pas été déçue et pourtant je suis l’experte des fins qui me déçoivent.

Si je devais exprimer quelques réserves sur ma lecture je pourrais dire qu’il y a une certaine lenteur au démarrage. Dès l’incipit, nous savons que la narratrice a vécu à Manderley puisqu’elle a fait le rêve d’y retourner. Alors attendre 110 pages pour la voir véritablement arriver à Manderley, c’est un peu long. Ce sera mon seul point négatif.

rebecca-f

 

Quelques jours plus tard, j’ai visionné l’adaptation de ce livre réalisé par Hitchcock en 1940. J’ai aimé retrouver les personnages et voir devant moi l’histoire que je venais de lire. Cependant, cette adaptation n’apporte rien de plus à la lecture et malgré ma fascination pour Hitchcock, je trouve qu’elle a mal vieilli, contrairement au livre.

 

 

glitter_a8d5562318

19/20

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s