20/20, 2019, Michel Bussi, romance, thriller

J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi

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  • Titre: J’ai dû rêver trop fort
  • Auteur: Michel Bussi
  • Date de publication: 2019
  • Langue française
  • Pages: 480
  • Genre : Thriller
  • Maison d’édition: Presses de la cité

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Les plus belles histoires d’amour ne meurent jamais. Elles continuent de vivre dans nos souvenirs et les coïncidences cruelles que notre esprit invente. Mais quand, pour Nathy, ces coïncidences deviennent trop nombreuses, doit-elle croire qu’il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous ? Qui s’évertue à lui faire revivre cette parenthèse passionnelle qui a failli balayer sa vie ? Quand passé et présent se répètent au point de défier toute explication rationnelle, Nathy doit-elle admettre qu’on peut remonter le temps ?

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Un énorme coup de coeur pour ce livre que j’ai lu d’une traite sans pouvoir le lâcher. Je devais connaître la fin de cette histoire, conférant à l’auteur un pouvoir démesuré.

Différent

Certains trouveront ce livre un peu trop mièvre s’ils cherchent un thriller pur jus. Pour ma part, si j’aime les romans noirs et les thrillers, j’aime aussi me lire une petite romance de temps à autre et cette parution de Michel Bussi arrivait au bon moment dans ma vie. Ce livre rejoindra les reliques bien gardées de ma bibliothèque. Si, à première vue, il ne s’agit pas d’un thriller, vous verrez qu’il en a tout l’air au fil des pages. Si vous aimez le style de Bussi, celui-ci ne devrait pas vous décevoir.

La cruauté du hasard

La narration se place sur deux temporalités: 1999 et 2019. Rassurez-vous, l’auteur nous indique au début de chaque chapitre où nous en sommes. C’est plus qu’une histoire d’amour qui a débuté en 1999 mais une passion urgente car impossible s’étalant sur quelques semaines et sur différents continents. Vingt ans plus tard, la vie ayant repris son cours, les coïncidences se multiplient et ravivent les souvenirs d’une idylle jamais vraiment oubliée. La beauté des sentiments est vite remplacée par la tragédie du quotidien. C’est ce qui fait de l’histoire de Michel Bussi autre chose qu’une simple romance.

« All my lovers were there with me » (Radiohead)

Si les personnages sont touchants, ils ne sont pas vraiment attachants. Nous pouvons tous nous sentir touchés par au moins l’un d’entre eux; la femme forte à qui il manque quelque chose, le conjoint présent mais meurtri, la copine rigolote qui couvre, la fille lucide, les collègues plus ou moins disponibles ou l’ado musicien en quête de succès etc… Quoi qu’il en soit, un grand bravo à Michel Bussi qui réussit à donner aux personnages, notamment les personnages féminins, une précision et une justesse de ton qui peut désarçonner. Dans ce livre, c’est la victoire de la passion en même temps que le triomphe du couple. Je n’en dis pas plus, mais j’ai aimé le parti pris.

La musique en filigrane

La musique est omniprésente dans ce livre. Yl, l’amoureux transi, est musicien. Les paroles de sa chanson rythment les chapitres. J’ai même été surprise d’apprendre que le livre avait une bande originale. Franchement, n’allez même pas l’écouter, c’est vraiment mauvais. Pour ma part, j’ai lu ce livre un dimanche avec en boucle le dernier album de Gesaffelstein et je peux vous assurer que « Blast Off » ou « Humanity Gone » allaient parfaitement avec l’histoire.

Géographie sentimentale

Balades dans les rues de Montréal ou bien de Barcelone, aux prises avec la frontière mexicaine, ou dans un bel hôtel de Jakarta ou simplement dans le périurbain parisien, Michel Bussi parvient toujours par ses qualités de géographe à nous faire aimer les endroits qu’il souhaite nous présenter. Si d’habitude il s’attarde plutôt sur un lieu, je trouve ce panel très intéressant surtout pour les personnages en question qui passent leur vie dans un avion.

Un suspense doux-amer

La fin est tellement belle même si ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Comme toujours avec Bussi, les ficelles sont-elles un peu épaisses, tant pis. Ici, l’auteur ne fait pas le choix de la facilité et j’aime plutôt ça. Un twist important arrive au premier tiers du livre. Après, vous ne pourrez plus que vous sentir heureux et triste en même temps attendant fébrilement la fin du livre pour que l’auteur vienne nous délivrer.

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2 réflexions au sujet de “J’ai dû rêver trop fort – Michel Bussi”

  1. Une magnifique critique, tu as vraiment le sens de la formule, c’est impressionnant, « la victoire de la passion, le triomphe du couple ». Cela montre à quel point ce livre t’a touché! Michel Bussi a l’air de bien se renouveler en plus!

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